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CONFIANCE EN SOI, AMÉLIORATION DE LA CONCENTRATION CHEZ L’ENFANT : SOPHROLOGIE, RELAXATION, REIKI PEUVENT ÊTRE TRÈS EFFICACES.
Publié par Sabine Lhermitte dans ENFANTS • 14/08/2011
Par ces quelques lignes, je choisis de partager avec vous le travail que j’effectue avec les enfants. Je pense qu’il n’y a pas plus explicite que les exemples que l’on peut donner afin de comprendre ce qu’une technique peut apporter. Je partirai donc d’exemple vécu en changeant les prénoms et ce afin de respecter l’intimité et la vie privée des personnes concernées.

Je reçois des enfants pour différentes problématiques : je prendrai l’exemple de Lilou qui est venue chez moi pour des problèmes de santé. Je vous raconterai encore l’histoire de Max avec qui nous avons travaillé pour résoudre des problèmes scolaires, et Audrey qui est arrivée pour travailler un manque de confiance en soi.

Créer un climat de confiance, c’est essentiel

Avant tout travail avec un enfant, je préfère rencontrer un parent afin de pouvoir identifier correctement la problématique, ce qui me permettra de cibler de manière adéquate les séances que je ferai avec l’enfant. Je trouve cette rencontre intéressante aussi pour le parent, ça lui permet de me rencontrer, de savoir où il va déposer son enfant, avec qui il va travailler et comment nous allons travailler. Cette rencontre me semble encore utile pour pouvoir préparer l’enfant à son premier rdv. Papa ou Maman m’ayant déjà rencontré pourra mettre des mots plus justes pour expliquer à l’enfant où il va et pourquoi il y va. Un climat de confiance s’installe et c’est essentiel pour un travail efficace.

C’est la démarche que je préfère et que je conseille. Certains parent sont d’accord, d’autres non, je reçois alors l’enfant directement. La première séance est dès lors plus difficile, d’autant plus qu’il y a des enfants qui ne savent pas pourquoi ils viennent et ne voient pas vraiment le problème. Avec l’expérience, je vois que les résultats sont meilleurs et plus rapides quand l’enfant est préparé à sa venue en consultation. Le climat de confiance du départ joue un très grand rôle.

Des enfants peuvent aussi être conduits chez moi suite à des tests fait chez un neuropsychologue, la problématique est, dans ce cas, bien établie, ce qui me permet de cibler aussi mon travail de manière efficace. L’enfant connaît aussi le sens de sa présence chez moi, ce qui est important.

Une séance avec les enfants

Tout d’abord, une séance de sophrologie, de relaxation, de visualisation, de reiki ne se déroulent pas du tout de la même manière pour les enfants que pour les adultes. Les enfants ont beaucoup moins de barrières que les adultes et donc joue le jeu très facilement, sans se poser de questions. C’est ce qui explique entre autre la rapidité des résultats.

L’aspect ludique est essentiel dans mon travail avec les enfants, et oui, on joue pendant les séances…mais tout en jouant on apprend à contrôler sa respiration, on apprend à gérer sa colère ou plein d’autres choses utiles pour améliorer sa qualité de vie ! Un des jeux favoris des enfants est de souffler sur une bougie mais avec une intention précise que je leur donne. Si je dois renforcer la concentration, je demanderai à l’enfant de regarder la flamme de la bougie et avec son souffle de la faire danser, attention ne pas l’éteindre, juste la faire danser doucement. Par cette technique on renforce la concentration mais aussi le contrôle du souffle, technique intéressante dans la gestion du stress. On joue encore avec des plumes, des balles de ping-pong.

Tout en respectant une structure de travail et des intentions précises, la technique sera proposée à l’enfant sous forme de jeu. Et je dois avouer que quelque fois nous rions beaucoup ! Le rire a lui aussi ces effets thérapeutiques mais ce n’est pas le sujet ici !

Si on s’amuse bien pendant la session, il y a toujours fin de l’heure de travail, une intégration des capacités que nous avons développées et/ou renforcées pendant la séance. C’est à ce moment-là que nous faisons de la relaxation, de la visualisation ou encore un peu de reiki.

Des exemples concrets

Lilou est une petite fille de 11 ans qui est venue chez moi directement, sa maman ayant déjà participé à des séminaires et formations avec moi a su mettre les mots justes pour sa fille et a pu m’expliquer directement le souci et ce qu'elle attendait. Lilou souffrait de maux de ventre énormes. Ses parents se sont retrouvés régulièrement chez le médecin et parfois même aux urgences pour aider leur enfant en souffrance mais apparemment il était difficile de trouver une solution. Il y régnait beaucoup d’incompréhension. Sa maman a donc décidé de l’emmener chez moi pour l’aider à gérer la douleur en cas de crise.

Comme Lilou savait où elle venait et ce qui l’attendait, elle était en totale confiance et les résultats furent obtenu en une seule séance. J’ai travaillé la visualisation. Nous avons fait une relaxation (par cet exercice, l’enfant est dans un niveau de conscience où il est plus disponible à s’écouter, à observer et à suggérer des pistes dans ce cas-ci d’une meilleure gestion de la douleur). Une fois en état de relaxation, nous avons observé intérieurement la douleur : j’ai induit l’état de relaxation par l’histoire d’un petit bonhomme et d’une baguette magique. Ensuite le petit bonhomme est parti en voyage à l’intérieur du corps, pour arriver face à la douleur au ventre… (Ce travail se fait en douceur et progressivement nous mettons des balises de sécurité, de confiance, etc. – suivant les besoins de l’enfant) il s’est retrouvé là, face à un énorme trou noir qui faisait très très peur… mais comme le petit bonhomme avait une baguette magique j’ai demandé à Lilou ce que nous allions faire avec cet énorme trou : est-ce qu’on le laisse comme ça ? Est-ce qu’on descend dedans pour voir ? Est-ce qu’on fait quelque chose pour boucher le trou ? Lilou a choisi de reboucher le trou et de créer un jardin avec des fleurs, une cabane, un gardien et une fée. Nous y avons mis une barrière dont elle seule à la clef. Quand tout a été aménagé à la meilleure convenance de Lilou, j’ai ensuite, par une autre technique, renforcer et ancrer le travail que nous venions de faire. S’il y a l’état de conscience modifié par la relaxation, il est aussi important de revenir à un niveau de veille et de vigilance… c’est alors que Lilou est devenue un gros chat qui a bien dormi, qui se réveille et qui s’étire tout content de sa bonne sieste !!

Après la séance nous avons échangé sur son voyage intérieur et Lilou se disait qu’il serait important d’aller arroser ses fleurs de temps en temps. Je l'ai invité à le faire et à en parler à sa maman si elle le voulait. Lilou a choisi d’expliquer ce travail à sa maman.

J’ai eu l’occasion de revoir la maman de Lilou. Elle n’a plus jamais eu de crise et de temps en temps quand Lilou recommence à avoir mal au ventre, sa maman lui demande : « tu as été t’occuper de ton jardin ? » Lilou ne répond rien, monte dans sa chambre… sa maman ne sait pas ce qu’elle y fait mais ce qu’elle sait c’est qu’en général Lilou redescend après et ça va mieux !!

Je trouve cela très chouette et très valorisant. Bien sûr, ce genre de travail demande aussi une ouverture mais les enfants l’ont… c’est vrai qu’on pourrait se dire en quoi est-ce que le fait de transformer un trou en un jardin peut changer les choses. Par ce travail avec l’imaginaire, nous avons aussi travaillé avec l’inconscient qui lui fonctionne avec des symboles et des images. Derrière ses images et ses symboles il y a des états d’être, des ressentis, des capacités… et puis vous vous ne sentiriez pas mieux dans un beau jardin fleuri que devant un énorme trou noir sans fin ?? Lilou et moi, oui !!

Max est un garçon de 9 ans qui est arrivé pour des problèmes de concentration et des difficultés scolaires. Là, le travail a été plus long mais tout aussi efficace. Il est arrivé chez moi suite à des tests faits chez le neuropsy.

Avec Max j’ai abordé la sophrologie de manière ludique. Il a découvert des exercices pour gérer sa colère, pour renforcer la concentration (la bougie), et en fin de séance pour intégrer le travail je lui faisais une courte séance de reiki, comme il avait des difficultés de concentration plutôt que de focaliser l’attention sur son corps qui se détend, je lui ai donné l’imposition de mes mains comme support de concentration. Le reiki amenant un état de relaxation profond le résultat voulu était obtenu.

J’ai été très surprises quand un jour Max est arrivé en séance et m’a dit : « tu sais faire les mains qui chauffent (c’est comme cela qui l’appelait le reiki) tout de suite, tout en s’affalant sur ma table de massage… je n’ai pas eu le temps de répondre que Max était parfaitement installé et attendait sa séance. Je lui ai fait une séance d’une heure et il n’a pas bougé… ce qui était très difficile pour lui au départ. Les enfants sont vraiment surprenants et le travail fait avec eux est extraordinaire.

Nous avons eu des échanges entre les parents, l’institutrice et la psychologue qui suivaient Max, les résultats étaient super encourageants pour tout le monde y compris pour Max.

Nous clôturerons avec l’exemple d’Audrey 13 ans. Elle est arrivée pour un manque de confiance en soi. Sa maman a joué le jeu et est venue seule à la première séance. Ce qui a été chouette c’est que nous avons pu identifier que mère et fille manquaient toutes 2 de confiance. La maman a choisi de travailler en parallèle aussi sur son manque de confiance.

Avec Audrey, nous avons travaillé la sophrologie de manière ludique pour renforcer le sentiment de confiance en soi. J’ai aussi utilisé les parfums de couleurs pour apprendre à s’écouter, reconnaître ce qui se passe en moi, mettre des mots sur ce que je vis à l'intérieur de moi. Les odeurs, les couleurs les enfants aiment ! Nous avons aussi échangé autour d’une gestion positive des conflits. Audrey venait avec un exemple de situation qu’elle avait mal vécue pendant la semaine et nous allions rechercher en elle les capacités qu’elle avait pour faire face et ce dans le respect de chacun.
C’est comme ça que nous avons fait, lors d'une séance, un voyage intérieur pour trouver la force de pouvoir répondre en classe. Elle connaissait la réponse mais n’osait pas lever son doigt et donner la réponse devant tout le monde. Le reproche de ses professeurs était un manque de participation. Nous avons fait un voyage intérieur au rythme du tambour et nous avons trouvé un jaguar qui lui disait d’aller droit au but quand elle savait ! Le partage que nous avons eu au retour du voyage a été un moment extraordinaire comme si elle avait trouvé une force intérieure, elle était tout sourire et répétait sa phrase : « quand je sais je peux aller droit au but !! » et il y avait en plus un geste du bras et de la main qui indiquait clairement force, détermination et confiance !!

Le tambour qui bat se met en résonnance avec le cœur, par ses battements et son bruit répétitif, il nous met en contact avec nos capacités inconscientes – en d’autres mots : nous avons fait un voyage chamanique ou encore travailler en état de conscience modifiés ou encore si certains aiment la théorisation travailler en états de transe hypnotique… mais ce sont de bien grands mots, qui peuvent certes satisfaire notre curiosité intellectuelle, pour des choses simples qui font du bien et apporte de beaux résultats.

Combien de séances et à quel rythme ?

Le nombre de séances varie d’un enfant à l’autre, mais je vois souvent qu’au bout de 5 à 6 séances les résultats sont là et parfois plus rapidement, comme l’expérience de Lilou, mais il faut tenir compte dans cette expérience que maman était déjà bien au courant des phénomènes vécus.

Quant au rythme, je conseille souvent une fois par semaine pour que le travail fait puisse s’intégrer dans le comportement de l’enfant au quotidien.




Sabine Lhermitte
Sophrologue – Thérapeute[/color]
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